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Confédération paysanne : « désintensifier le modèle de la filière gras »

10/11/2017

Les 7 et 8 novembre, la Confédération paysanne organisait à Billère (Pyrénées-Atlantiques) un colloque sur l’influenza aviaire, réunissant des scientifiques, des vétérinaires, des élus, des représentants des services de l’Etat et bien entendu des éleveurs, plutôt fermiers.

La Confédération paysanne n’exonère pas les petits élevages en circuits courts et en autarcie de leurs responsabilités en matière d’application des règles de biosécurité. Mais l’organisation syndicale estime que certaines des recommandations contenues dans l’arrêté du 8 février 2016 induisent des contingences pratiques et/ou financières peu compatibles avec la pluralité et la diversité des élevages fermiers.

La biosécurité appliquée aux petits élevages

En collaboration avec le Modef, le mouvement inter-régional des Amap, la Fnab et la Cnada (Comité national d’action et de défense des aviculteurs), la Confédération paysanne a travaillé à l’élaboration d’un guide des bonnes pratiques de biosécurité appliquées aux petits élevages en circuits courts et en autarcie. Un guide qui devrait très prochainement être validé par le ministère de l’Agriculture et l’Itavi. L’institut technique spécialisé, qui édite en ligne (ici) 50 fiches pratiques de biosécurité, n’ignorait pas les spécificités des petits élevages qui pouvaient y retrouver leurs « petits » dans de nombreuses fiches. L’avantage du guide coordonné par la Confédération paysanne est de recenser et de concentrer l’ensemble des conseils pratiques pour ce type d’élevages.

Densités et transports moindres

Concentrer : le mot est sans doute mal choisi s’agissant de la Confédération paysanne, qui milite par ailleurs pour une désintensification de la filière gras. Les fortes concentrations de palmipèdes au sein de grosses unités de production ainsi que la multiplication des transports liés à la spécialisation des ateliers (prêts à gaver / gavage) sont perçus comme des facteurs d’aggravation des risques d’apparition et de dissémination d’influenza aviaire, à l’opposé exact du modèle en circuits courts et en autarcie prôné par l’organisation. Les arguments de Nicolas Girod, secrétaire national de la Confédération paysanne en charge de l’élevage.

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